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Spider Man/Tom Holland-Rétrospective de la franchise depuis 10 ans !

Photo du rédacteur: Thibault Jeanroy
Thibault Jeanroy
26 juil.
7 min de lecture
Tom Holland est Spider-Man depuis maintenant 10 ans
Tom Holland est Spider-Man depuis maintenant 10 ans

D'ici quelques semaines, Tom Holland ouvrira une nouvelle ère pour l'homme-araignée, avec un opus chargé de sens, intitulé Brand New Day, qui suivra un Peter Parker complètement dévoué à sa cause et aux problèmes qui en découlent.


D'après ce que l'on comprend, ce nouvel opus signé Daniel Destin Cretton (Shang-Chi) sera très différent de la trilogie mise en scène par Jon Watts, et on aura l'occasion de voir que c'est pour le mieux...

Par ailleurs, si le titre n'est pas déjà assez significatif, on rappelle que Tom Holland est le premier Spider-Man à avoir droit à quatre films en solo, en plus de sa carrière auprès des Avengers — on rappelle qu'il a fait ses débuts dans le MCU dans Captain America: Civil War, avant que Homecoming ne vienne le présenter en bonne et due forme.

Avant la sortie de ce nouvel opus, qui se déroulera donc quatre ans après les événements du dernier film, retour sur la trilogie Tom Holland/Jon Watts, qui présente de belles choses, mais aussi pas mal de problèmes, ce qui donne au final une trilogie divertissante, mais bancale.


SPIDER MAN HOMECOMING (2016)


Tom Holland dans une séquence d'action spectaculaire
Tom Holland dans une séquence d'action spectaculaire

Après un troisième opus mitigé pour le Soldat de l'Hiver, où il a malgré tout fait une première entrée remarquable, Spider-Man fait donc son grand retour à l'écran sous les traits de Tom Holland, qui est le troisième à hériter du rôle.


Quelques années plus tôt, Andrew Garfield se voyait retirer le costume après l'annulation de son troisième film, The Amazing Spider-Man. Bien que le climax de son second film prévoyait une continuité majeure pour son personnage, des résultats décevants au box-office et auprès du public décideront malheureusement que Sony s'arrêterait là avec Garfield.

Puis Marvel signe un accord avec Sony, permettant au personnage d'évoluer dans la franchise. C'est ainsi qu'après une introduction aux côtés des autres Avengers dans Civil War, il retrouve Tony Stark dans son premier film en solo, Homecoming. Ce dernier officie comme une figure de mentor pour le jeune héros du Queens, qui souhaite à tout prix lui prouver qu'il peut faire bien plus que défendre son quartier.


C'est là qu'Adrian Toomes (Michael Keaton) intervient. Autrefois chef d'une équipe de déblayage qui devait réparer les dégâts après l'invasion des Chitauri à New York, lors des événements du premier Avengers, il devient le Vautour en s'étant fabriqué un exosquelette volant à partir de matériaux extraterrestres récupérés sur les lieux de la bataille.

Ce dernier utilise ce matériel pour le vendre sur le marché noir et, dès lors que Peter croisera son chemin, il fera tout pour l'en empêcher, engageant ainsi un combat entre les deux.

Un premier opus que l'on qualifiera de « correct et divertissant ». Si Tom Holland livre un Peter Parker convaincant, drôle, et ressemble à l'image du Parker imaginé par Stan Lee, c'est bien plus le savoir-faire de Jon Watts que la performance de son acteur qui est à discuter.


Réalisateur des plutôt méconnus Clown et Cop Car, deux films très convaincants, Watts était, d'entrée de jeu, dans une position pour le moins compliquée.

Passant après les adoubés Sam Raimi et sa trilogie sans cesse encensée, ainsi que l'apprécié Marc Webb, il s'agissait pour lui de ne pas répéter ce qui avait déjà été montré, tout en faisant naturellement évoluer un personnage hyper populaire dans une franchise bien installée.


Homecoming est un sympathique teenage movie qui a beaucoup de mal à déployer tout son potentiel. Hormis quelques séquences d'action généreuses (la destruction et le sauvetage du ferry, par exemple), le grandiose que l'on peut attendre d'un film Spider-Man n'est hélas jamais au rendez-vous.

Watts et ses scénaristes (Erik Sommers et Chris McKenna) se concentrent davantage sur le love interest de Peter, Liz, et son amitié avec Ned. Une intrigue qui manque très clairement de maturité. Heureusement que Robert Downey Jr. est là pour apporter cette nuance « adulte » qui manque beaucoup à ce reboot.


Le maitre Tony Stark et l'élève Peter Parker
Le maitre Tony Stark et l'élève Peter Parker

Évidemment, la comparaison avec les précédents opus est quasiment inévitable, tant ils ont laissé derrière eux une trace indélébile, remplissant à merveille un cahier des charges impressionnant. Spider-Man: Homecoming est un redémarrage timide, aux bonnes intentions, notamment celle de vouloir proposer un Peter Parker volontaire et fidèle à celui que tout le monde s'imagine, entouré de protagonistes tous assez bien développés.

On ne boude pas notre plaisir, mais tout reste encore à prouver !


SPIDER MAN FAR FROM HOME (2019)


Jake Gyllenhall est Mystério aux côtés de Tom Holland dans Spider Man Far From Home
Jake Gyllenhall est Mystério aux côtés de Tom Holland dans Spider Man Far From Home

Pour ce second opus, il y a plus à dire ! Celui qui a la lourde tâche de passer après les deux mastodontes, Infinity War et Endgame, qui voyaient la moitié de leurs héros (dont Peter) partir en fumée, met en scène notre héros dans une histoire bien plus évoluée, avec un arc narratif bien plus intéressant.


En effet, cet opus post-Endgame voit la société se remettre du claquement de doigts de Thanos, et Peter de la mort de son mentor, tandis qu'il s'intéresse à sa camarade de classe, MJ (Zendaya et Tom Holland partagent de très belles scènes).

Beaucoup plus généreux et expressif dans sa mise en scène, Jon Watts fait cohabiter action et dynamisme, tout en poursuivant le côté teenager du premier opus avec davantage d'humour, ainsi qu'une nuance de romance parfaitement à l'image de notre héros, qui doit aussi faire face au redoutable Mystério.


Pour être honnête, on est plus fan de ce que propose Jake Gyllenhaal ici que du méchant incarné par Keaton. Des intentions plus manipulatrices, un faux gentil qui veut tromper le monde avec sa bande afin de faire passer Peter pour le vilain : oui, Spider-Man: Far From Home a le mérite de proposer le meilleur antagoniste de la trilogie. Ce dernier offre quelques séquences visuellement très fortes, notamment une illusion cauchemardesque pour Peter qui fonctionne très bien, suivie d'assez près par un climax au cœur de Londres assez impressionnant.


Est-ce que les séquences d'action l'emportent sur un scénario encore assez faible ?

Disons qu'encore une fois, il y avait bien mieux à faire... Censé être la poursuite directe d'Avengers: Endgame, Far From Home est un divertissement certes fun, qui met un peu mieux en valeur son super-héros, mais se situe bien en dessous de ce qu'on aurait pu attendre d'un second opus après un double Avengers colossal, ayant permis à notre jeune Avenger d'évoluer au même niveau que les autres.


On apprécie la love story qui s'installe entre lui et MJ, ainsi que les scènes qu'il partage avec Happy Hogan, lui aussi bouleversé par la mort de son ami. Mais l'ensemble du récit peine vraiment à être à la hauteur d'un second opus Spider-Man, malgré un spectacle plus généreux et un héros censé être plus affirmé. Ce n'est pas un mauvais moment à passer, c'est toutefois légèrement insuffisant.


Tom Holland et Zendaya Les futurs mariés après-tout
Les futurs mariés après-tout

SPIDER-MAN NO WAY HOME (2021)


Par où commencer pour évoquer le plus grand phénomène culturel du début des années 2020 ? Jamais un film Spider-Man n'avait suscité autant d'attentes. Il faut dire que Marvel n'a guère su préserver son plus gros secret. Dès lors que l'on savait que le Multivers serait un enjeu de ce troisième opus et que Doctor Strange serait un protagoniste important, le reste était plus ou moins déjà vendu...


Pendant de longs mois, l'équipe n'a fait qu'esquiver les innombrables questions autour des éventuels retours des anciens de la franchise Spider-Man, Maguire et Garfield en tête. Mais, en y repensant, il paraissait bien trop évident que Tom Holland ne pourrait être le seul Spidey face à la ribambelle de méchants que le film dévoilait petit à petit.

Le Dr Octopus, notamment, emblématique adversaire du Spider-Man 2 de Sam Raimi, était accompagné d'Electro, celui du second film de Marc Webb. La présence du Bouffon Vert du tout premier opus, interprété par Willem Dafoe, était aussi confirmée. Bref, l'évidence était bel et bien là.


Que nous réservait ce No Way Home alors ?
Que nous réservait ce No Way Home alors ?

Finalement, le film a déboulé en salles avec des records de préventes hallucinants, et tout ce que l'on soupçonnait s'est confirmé.

Tom Holland était bien entouré de ses « collègues » Tobey Maguire et Andrew Garfield, débarqués grâce au fameux Multivers.


Bien sûr, si cela a permis au film de gravir le box-office à toute vitesse, il faut bien reconnaître qu'avec du recul, c'est l'opus le moins marquant de la trilogie.

Si Jon Watts et ses scénaristes ont pu profiter des visages iconiques des anciens héros et méchants des précédents opus, leur exploitation laisse clairement à désirer.

Sachant que chaque méchant est censé avoir disparu dans son film respectif, leur retour sonne comme une incohérence de premier plan, d'autant que le scénario n'apporte aucune explication claire (hormis la magie du Multivers, évidemment).

En plus d'aller à l'encontre de la fin initiale de chacun, No Way Home use d'un fan service sans que cela ait le moindre intérêt, excepté celui de réunir un trio de super-héros iconique.


En sois, il s'agit d'une grande réunion un peu bordelique et maladroitement exploitée, la mise en scène n'est toujours pas à la hauteur, tout ce qui touche à la forme manque d'inspiration et de finition (certains effets-spéciaux notamment pour l'homme sable ont été empruntés aux rushs de Spider-Man 3 ), le Peter Parker de Tom Holland essuie ici quelques épreuves lui permettant d'évoluer et d'apprendre la notion du "un grand pouvoir implique de grandes responsabilités", permettant à Holland d'apporter une véritable sensibilité et profondeur à son personnage .


On peut dire qu'il s'agit de l'opus le plus "mature" de la trilogie, le plus sombre, celui où les enjeux sont plus grands (même si pas toujours très très clair ) mais sa quaité n'est pas au niveau du potentiel présent. Entre nostalgie, incohérences, blagues douteuses, moments d'émotions prenants....Ce Spider-Man No Way Home est comme qui dirait bancal et maladroit avec ses ainés, mais conclu joliment une trilogie qui n'a jamais trop su sur quel pied dansé.


Le Spider-Verse en live action, une réussite ?
Le Spider-Verse en live action, une réussite ?

Voilà qui nous amène donc à Spider-Man Brand New Day qui sortira à la fin du mois et qui ouvrira donc une nouvelle ére pour l'homme araignée


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